J'les vois très distinctement, dans cette cour, sur le bitume au soleil. A notre place, où on s'est assis tant de fois. J'revois aussi l'herbe remplie de bête, & ceux qui joués au foot, le sasse & la salle de musique crade... La cartablerie où tout l'monde ce croisé. Toutes les chanson qu'on a pu écouté, & tout s'qu'on a pu graver ou écrire un peu partout. J'les vois très distinctement tombé amoureux. Et j'me revois à mon arrivée, j'portais mon collier... Petite, pleine d'espoir & heureuse d'y être. J'me revois à leur place. Mais j'ny suis plus. J'regrette qu'on n'puisse pas aimer autre chose que mes chaussure chez moi. J'sais très bien qu'il lui prêtera sa veste, parce que y'a un peu d'vent, qu'il la taquinera, qu'il la chatouillera. J'sais très bien qu'il regrette en aucun cas s'qu'il a pus m'faire. J'sais très bien que jamais j'lui manquerais. Tu vois mon silence te parle finalement...
J'mapitois sur mon sors, parce que j'veux qu'tu reviennes...J'ai jamais eu envie qu'un lâche ou un hypocrite revienne m'aimer. Nan, toi j'veux simplement qu'tu m'aimes juste une fois, un peu, un milliardième de s'que jressens pour toi m'suffit.